Netflix : En à peine 24 heures, cette série très attendue prend déjà la tête du Top et détrône "Indociles"
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Troisième volet de l'anthologie de Ryan Murphy, cette nouvelle salve d'épisodes s'impose déjà comme un phénomène mondial.
La bande-annonce de "Monstre : L'histoire d'Ed Gein" en VF - © Netflix
Après Jeffrey Dahmer et les frères Menendez, Ryan Murphy et Ian Brennan s'attaquent à une nouvelle figure sombre de l'histoire criminelle américaine : Ed Gein, surnommé "le boucher de Plainfield". Moins de 24 heures après sa mise en ligne, "Monstre : L'histoire d'Ed Gein" a détrôné "Indociles", autre série phare du moment, et s'est imposée en tête du Top 10 mondial de Netflix.
Une sordide histoire vraie qui a inspiré des films cultes Selon FlixPatrol, la série occupe la première place dans 62 pays, dont les États-Unis et la France, confirmant la puissance d'attraction de Ryan Murphy et l'appétit intact du public pour ces récits macabres qui oscillent entre documentaire, fiction et cauchemar collectif. Moins connu en France que d'autres tueurs en série, ce fermier du Wisconsin arrêté en 1957 a pourtant inspiré certaines des plus grandes œuvres de l'horreur moderne, de "Psychose"à "Massacre à la tronçonneuse" en passant par "Le Silence des agneaux".
Dans cette nouvelle saison, Ed Gein est incarné par Charlie Hunnam ("Sons of Anarchy"), glaçant en criminel reclus, obsédé par sa mère et ses pulsions morbides. Entre 1944 et 1957, il a assassiné au moins deux femmes, Bernice Worden et Mary Hogan et déterré plus d'une dizaine de cadavres pour les mutiler et s'en servir de macabres trophées. Il est soupçonné d'avoir assassiné au moins sept autres personnes, dont son frère.
Comme souvent avec Ryan Murphy, la série ne se contente pas de dérouler un récit factuel. Elle joue avec la frontière entre réalité et fiction, quitte à inventer des personnages et à romancer certains aspects. L'Adeline interprétée par Suzanna Son, présentée comme une compagne fascinée par le macabre, n'a jamais existé, même si la presse locale des années 1950 avait alimenté des rumeurs de fiançailles.
La limite entre réalité et fiction questionnéeLa saison prend aussi une dimension meta en montrant les tournages de "Psychose" et de "Massacre à la tronçonneuse", soulignant à quel point l'industrie du divertissement recycle les crimes réels pour satisfaire une fascination collective. "Ils ne peuvent détourner les yeux", lance Ed Gein face caméra, brisant le quatrième mur pour s'adresser directement au public. Si certains reprochent à cette saison de manquer de clarté dans son message et de céder davantage à la violence graphique que les deux précédentes, elle interroge néanmoins sur la place centrale du true crime dans la culture populaire contemporaine.
La saison précédente, consacrée aux frères Menéndez, avait déjà suscité de vives critiques. Depuis sa prison de San Diego, Erik Menéndez avait dénoncé des "mensonges horribles et flagrants" et accusé Ryan Murphy d'avoir dressé un portrait "caricatural" et malhonnête de son frère Lyle. Selon lui, la série aurait volontairement occulté les violences subies dans leur enfance, alimentant un récit jugé biaisé et sensationnaliste.
Le débat avait pris une ampleur inattendue lorsqu'une voix inattendue s'était jointe à leur défense : Kim Kardashian. Dans une tribune, la star de téléréalité, engagée depuis plusieurs années dans la réforme du système carcéral, plaidait pour une relecture de leur dossier et appelait à leur libération. Une manière de rappeler que derrière les reconstitutions spectaculaires de "Monstre", la frontière reste toujours floue entre fiction, mémoire collective et quête de vérité judiciaire.
publié le 6 octobre, Bruna Fernandez , Puremédias