Divertissements

"Nous ne sommes pas une chaîne qui ne ferait que de la rediffusion" : Christopher Baldelli défend T18

temps de lecture  3 minutes

La nouvelle chaîne TNT détenue par Daniel Kretinsky a été attaquée par ses détracteurs pour ses faibles audiences.

Christopher Baldelli - © BestImage

"Pourquoi donc l'Arcom a-t-elle autorisé en 2024 deux nouvelles chaînes qui font moins de 1 % d'audience ?". Dans un entretien accordé à "Satellifacts", Nicolas de Tavernost a une nouvelle fois décoché ses flèches contre le gendarme de l'audiovisuel, remettant sérieusement en question la pertinence de l'arrivée de T18 et NOVO19 sur la TNT. Pour appuyer son tacle, le directeur général de LFP se fiait aux chiffres implacables et peu flatteurs assignés aux remplaçants de C8 et NRJ 12. Lancée le 1er septembre 2025, la première, appartenant au groupe CMI (Elle, Télé 7 jours...), a attiré sur le mois d'octobre 0,8% du public âgé de quatre ans et plus et 0,6% des 25-49 ans quand la chaine propriété du groupe Ouest-France a enregistré en octobre une part d'audience moyenne de 0,8 % sur l'ensemble du public, soit une très légère hausse de 0,1 point par rapport à septembre (0,7 %).

Deux nouvelles émissions originales en 2026Dans un entretien accordé au "Figaro", Christopher Baldelli, président de T18, a répliqué en défendant la proposition défendue par sa chaîne. "Quand on lance une nouvelle chaîne de télévision, il faut avoir de l'humilité et de la persévérance", a-t-il d'abord rappelé, avant d'avancer la dynamique positive du canal 18 de la TNT. "T18 réalise le meilleur lancement d'une nouvelle chaîne de la TNT depuis sa création en 2005, il y a vingt ans. La semaine dernière, elle a déjà atteint 1 %", a souligné l'ancien président de Public Sénat, tout en prenant l'exemple de 6ter qui "n'a pas dépassé 0,4 % d'audience dans ses premiers mois".

Afin d'atteindre l'objectif des 1% de part de marché dès l'année prochaine, le dirigeant compte sur l'offre de contenu proposée à l'antenne, riche de "sept programmes inédits, dont six incarnés". Des données contradictoires à celles balancées par ses détracteurs, lesquels pointent du doigt une grille composée principalement de rediffusions et de programmes visibles depuis plusieurs années à la télévision tels "M comme maison" ou "Les Carnets de Julie".

"Il s'agit d'une tendance générale à la télévision", balaie dans un premier temps Christopher Baldelli, demandant à ses contradicteurs de se pencher réellement sur les programmes diffusés à l'écran. "Nous ne sommes pas une chaîne qui ne ferait que de la rediffusion", se défend-il, heureux des performances réalisées par ses locomotives, Matthieu Croissandeau ("Pour tout dire") et Laurent Ruquier ("Chez Ruquier"). La quotidienne du premier "progresse régulièrement et a dépassé à plusieurs reprises en octobre les 150.000 téléspectateurs", quand plusieurs numéros du talk-show culturel de sa figure phare ont également franchi le cap des 150.000 curieux. La proposition va s'enrichir de "deux nouvelles émissions originales, dont une hebdomadaire" à partir de janvier, promet le PDG.

À lire aussi : Audiences : Pour la première fois de son histoire, T18 atteint le point d'audience sur toute une semaine

Un point d'équilibre fixé à 1,5 point d'audienceAprès six mois d'existence, la dernière venue sur la TNT a atteint pour la première fois le point de part de marché sur l'ensemble du public âgé de quatre ans et plus sur une semaine. En effet, selon Médiamétrie, du lundi 10 au dimanche 16 novembre 2025, T18 a enregistré son "record d'audience" hebdomadaire. "Ce cap symbolique, quelques mois à peine après le lancement de la chaîne, valide notre stratégie éditoriale et confirme le potentiel de T18", se réjouissait Christopher Baldelli dans un communiqué envoyé aux rédactions ce lundi 17 novembre 2025. Au-delà des chiffres audiences, il espère désormais transformer l'essai d'un point de vue financier en atteignant le point d'équilibre, fixé à 1,5 point. "Le succès dépend de l'audience mais aussi du modèle économique. Si ce dernier n'est pas solide, vous aurez beau réaliser de fortes audiences, la rentabilité ne sera pas au rendez-vous", souligne le dirigeant, fier de son business plan.

publié le 23 novembre, Raphaël Gioia , Puremédias

Liens commerciaux